JT du OFF - Présentation du projet "Canal OFF" Festival Off d’Avignon 2008 - Chaine TV - Site portail - Amélioration de la lisibilité du Festival
Interviews par Bruno Tackels/l’intégrale :
Julien Bouffier (ITW Bruno Tackels)
Julien Bouffier ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Senor Serano (ITW Bruno Tackels)
Senor Serano ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Senor Serano 2 ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Senor Serano 3 ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Rachid Akbal (ITW Bruno Tackels)
ITW Rachid Akbal Bruno Tackels Hybrides 27 mars… par jtduoff
ITW Rachid Akbal Bruno Tackels Hybrides 30 mars… par jtduoff
The Erasers (ITW Bruno Tackels)
Bruno Tackels ITW The Eraser spectacle War is… par jtduoff
Evi Tsirigotaki ITW Bruno Tackels
The Erasers by Evi Tsirigotaki ITW Bruno Tackels… par jtduoff
Renaud Cojo (ITW Bruno Tackels)
Renaud Cojo ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Yan Duyvendak (ITW Bruno Tackels)
Yan Duyvendak ITW Bruno Tackels Hybrides #3… par jtduoff
Margarida Guia (ITW Bruno Tackels)
Margarida Guia ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Rabih Mroué (ITW Bruno Tackels)
Rabih Mroué (1) ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Rabih Mroué (2) ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Rabih Mroué (3) ITW Bruno Tackels Hybrides#3… par jtduoff
Vanessa Liautey (ITW Bruno Tackels)
Vanessa Liautey forget Marylin ITW Bruno… par jtduoff
Jean-Michel Van den Beyden (ITW Bruno Tackels)
Jean-Michel Van den Eeyden ITW Bruno Tackels… par jtduoff
Christophe Cotteret (ITW Bruno Tackels)
Christophe Cotteret ITW Bruno Tackels hybrides#3… par jtduoff
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Le Festival OFF d’ Avignon a démarré, tout doucement, en 1966 à l’initiative d’André Benedetto.Il s’est organisé collectivement en 1982. Aujourd’hui, avec près de 1 000 spectacles, 1,2 million d’entrées et environ 300 000 spectateurs, c’est également le rendez-vous de plus de 4 000 programmateurs, professionnels du spectacle, journalistes et représentants des institutions.
Le OFF est, essentiellement, consacré au théâtre. C’est le lieu privilégié permettant aux structures artistiques de présenter leurs spectacles et de signer des contrats.
La chanson accueille en France beaucoup plus de spectateurs que le théâtre (sans parler de la radio et des enregistrements), mais il n’existe pas de manifestation comparable au festival OFF d’Avignon.
Les artistes de la chanson ont, donc, de grandes difficultés à développer leurs activités et à en vivre.
Ce Festival est en premier lieu, un tremplin pour les artistes de la chanson.
Il est, également, un moyen pour les salles accueillant les spectacles de consolider leur trésorerie.
Il permet aux organisateurs et programmateurs de découvrir des dizaines de spectacles.
L’affluence de spectateurs renforce le commerce local. Il crée des compléments de ressources à la population (Emplois temporaires, locations de chambres).
Il participe au developpement économique et à la renommée de la Ville, de l’Agglomération, du Département et de la Région .
L’association Montpellier Temps Chante est, avant tout, une association d’intérêt général. Elle a une activité non lucrative, une gestion désintéressée, ne procure aucun avantage à ses membres et ne fonctionne pas pour un cercle restreint.
Tout au long de l’année, la mission est d’informer et d’expliquer à toutes les parties prenantes la spécificité du festival Montpellier Temps Chante.
Le site Internet MontpellierTempsChante.fr diffusera et échangera toutes les informations pratiques et utiles. La transparence fonctionnelle (statuts, procès-verbaux des assemblées générales et des conseils d’administration) et financière (dépenses et recettes) y sera consultable.
Un service de petites annonces permettra de faciliter le recrutement des nombreux collaborateurs nécessaires aux structures artistiques pendant le festival (technique, caisse, distribution, etc.), de trouver un logement pour la durée du séjour, ou encore de trouver un covoiturage pour le matériel et les artistes.
ADHÉSION MTC
Nous proposons à tous ceux qui le désirent d’adhérer à l’association. Cette adhésion non obligatoire, d’un montant de 25 € pour les structures artistiques, 75 € pour les lieux, 10 € pour les particuliers, 100 € pour les personnes morales, permet de participer à la vie de l’association et à la prise de décisions
ACCUEIL PENDANT LE FESTIVAL
Certains lieux seront chargés d’accueillir le service d’accréditation aux professionnels, les structures artistiques et la presse, ainsi que les rencontres avec des organisations professionnelles.
D’autres lieux auront pour tache d’informer les touristes et les visiteurs, de vendre les cartes d’abonnement.
CONDITIONS GÉNÉRALES
Les artistes seront accueillis en fonction du choix ou des obligations des lieux. Location, coréalisation, coproduction, contrat de cession. Dans tous les cas, les conditions légales devront être remplies :
licence d’entrepreneur de spectacle pour les lieux et les structures d’artistes, assurances, déclarations sociales, fiscales et SACEM.
Une régie générale et un service de médiation seront mis en place pour faciliter le bon déroulement.
Pour éviter des coûts de location excessifs, nous construirons en concertation avec les lieux des grilles de tarifs de location qui indiqueront les coûts maximums de location.
Nous prendrons comme base de nos calculs les lieux qui pratiquent, déjà,la location.
Le montant maximum de location à la journée sera le prix habituel qui pourra être multiplié par 2 si le lieu accueille au moins quatre spectacles par jour. Le prix demandé aux structures artistiques sera divisé par le nombre de spectacles journalier dans le lieu.
Pour donner un exemple : un lieu est loué habituellement 100 € par jour, la location dans le cadre de MTC pourra être 200 € par jour. S’il ya cinq spectacles dans la journée le coût pour chaque structure artistique par spectacle sera de 40 €.
À partir de ces critères, il sera possible d’établir des grilles de tarifs qui prendront en compte la jauge du lieu, son équipement, la mise à disposition éventuelle de personnel.
Ce principe sera adapté aux différentes conditions contractuelles (location, coréalisation, coproduction). Les salles de spectacles musicaux, mais également, théâtres, salles de danse, cinémas, gymnases, salles polyvalentes publiques et privées, établissements scolaires, chapiteaux, tous lieux pouvant accueillir du public dans les conditions légales et règlementaires peuvent participer à ce projet.
RESSOURCES DU FESTIVAL
— Adhésion à MTC
— Contribution des lieux : 5 % du montant total de location ou de l’équivalent s’il n’y a pas location.
— Contribution des structures artistiques : 5 % du coût total de location ou de l’équivalent s’il n’y a pas location
— Contribution des spectateurs et des structures artistiques : 30 % du montant de la carte d’abonnement sera conservé par MTC.
— Contribution des mécènes et partenaires : nous rencontrerons la CCI, les entreprises et les commerces.
— Contribution des collectivités et des organismes liés au spectacle vivant : nous rencontrerons les collectivités locales (mairie, agglomération, département, région), la DRAC, la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, CNV, etc.
Ces contributions serviront au fonctionnement de MTC, à la diffusion du programme sur internet, accessible en WiFi et Bluetooth et à toutes les activités de communication.
Il sera mis en place une scène mobile qui permettra de diffuser localement et sur internet les prestations des artistes qui le souhaiteront.
LES STRUCTURES ARTISTIQUES
Montpellier Temps Chante — MTC — est un festival indépendant ouvert à toutes les structures artistiques de la chanson qui souhaitent y participer.
La structure artistique a la totale responsabilité financière et artistique de son spectacle. Il est préférable d’avoir un budget équilibré, financé à l’avance par des ressources propres.
MontpellierTempsChante.fr diffusera la liste de lieux filmés par le JT du Off avec une fiche descriptive (jauge, acoustique, matériel, personnel technique et d’accueil, climatisation, localisation, thèmes musicaux, conditions et tarifs).
Lorsque le contrat est signé avec le responsable du lieu, les spectacles doivent être intégrés dans le programme du Festival.
1 — Inscription au programme Elle est assortie d’une clause impliquant que la structure artistique s’engage à faire bénéficier le public détenteur de la carte d’abonnement MTC d’une réduction de 30 % sur le prix plein tarif des places. Des réductions peuvent être accordées par certaines structures artistiques sur la base d’autres critères (âges, groupes, collectivités, revenus, etc.). La structure artistique s’engage à accueillir au meilleur tarif les partenaires du festival munis de leur carte.
2 — Billetterie Si le lieu d’accueil ne possède pas de billetterie normalisée, elle devra avoir sa propre billetterie.
3 — Droits d’auteurs Il appartient à la structure artistique de s’assurer qu’elle dispose bien des droits de représentation des spectacles qu’elle souhaite représenter. MTC pourra faciliter le contact avec les services compétents des sociétés d’auteur (SACD, SACEM).
4 — La licence d’entrepreneur de spectacle Pour figurer sur le programme du Festival, en tant que structure artistique professionnelle, le responsable de la structure artistique ou son représentant doit être titulaire d’une licence d’entrepreneur de spectacle de deuxième catégorie. La structure artistique s’acquittera des démarches administratives (assurances et autorisations).
5 — Accréditations professionnelles Les professionnels, programmateurs, journalistes, prescripteurs font leur demande d’accréditation à partir du mois d’avril. L’accréditation peut-être délivrée sur place ou par courriel.
6 — Communication — Publicité Chaque structure artistique met en place et organise sa propre communication.
7 — Sécurité Assurance Il appartient à la structure artistique de veiller à la conformité de ses décors, matériels et accessoires quant aux normes de sécurité à respecter. Le lieu demandera que la structure artistique soit titulaire d’une police d’assurance responsabilité civile en cours de validité.
LES LIEUX
Modalités contractuelles :
La règle qui préside aux relations contractuelles liant les structures artistiques et les lieux dans lesquels elles se produisent pendant le festival MTC est déterminée par les critères de gestion, propres à chaque lieu.
Chaque lieu est différent et son représentant est libre et responsable de sa programmation.
Quel que soit le type de contrat, le responsable du lieu s’acquittera des démarches administratives. Le responsable ou son représentant est titulaire d’une licence spectacle de première ou de troisième catégorie.
Quatre grandes catégories de relations prédominent :
1 — La location En échange d’un loyer, variable en fonction de divers paramètres (jauge de salle, taille du plateau, services de caisse et de réservation, matériel technique fourni, pendrillonnage, personnel d’accompagnement, etc.), le lieu est mis à disposition pour une certaine durée.
2 — La coréalisation Les parties contractantes décident de mettre en commun leurs moyens. La structure artistique apporte son spectacle (artistes, décors, costumes), le responsable du lieu apporte un espace équipé en ordre de marche. Ces contrats de partage de la recette peuvent être de 50/50, 40/60, 30/70, etc.
3 — Coréalisation avec minimum garanti Identique au précédent à la différence que le lieu ou la structure artistique s’assure d’un minimum de revenu d’exploitation auprès de l’autre signataire, dans le cadre du partage de la recette.
4 — La coproduction Certains lieux proposent aux structures artistiques des contrats de coproduction.
Le Contrat type
Un contrat devrait indiquer :
— La fiche technique du matériel commun disponible,
— Les coordonnées du responsable technique,
— Les dimensions du plateau,
— La jauge de la salle et son équipement (climatisation, fauteuils, gradins),
— La nature de la billetterie (informatisée, centralisée, normalisée, etc.),
— La planification prévisionnelle des répétitions et du montage technique,
— L’horaire précis de la représentation,
— La durée précise du spectacle,
— Une information sur les loges,
— L’espace de rangement des décors, costumes et accessoires,
— Les outils de communication mis en place par le théâtre,
— Les numéros de réservation ainsi que l’adresse de l’entrée du public.
CARTE D’ABONNEMENT 2011
Les recettes générées par la vente des cartes d’abonnement assurent pour partie le financement du programme collectif, les actions de communication et l’organisation générale du MTC.
Tarif : 14 €
— Mise en vente du 15 au 30 juin 2011 à Montpellier pour les résidents de Montpellier, de Montpellier Agglomération et du département de l’Hérault au prix de 12 €
— Comités d’entreprise : 12 €
CARTE « ARTISTE » 2011
MTC délivre une carte spécifique pour chaque membre du personnel des structures présentes sur le festival et figurant sur le programme édité. Cette carte, trait d’union entre tous, n’assure pas de réduction ou de gratuité à l’entrée des nombreux spectacles du festival, discrétion étant laissée à chacun de décider des avantages concédés. Toutefois, des réductions peuvent être consenties aux porteurs de cette carte nominative tout au long du festival.
CARTE « PARTENAIRE » 2011
Le festival Montpellier Temps Chante a besoin de ses partenaires, en particulier en matière de communication. Le partenaire et ses collaborateurs bénéficient d’une carte nominative permettant de se faire connaître de chaque compagnie qu’ils visitent. Merci de leur réserver le meilleur accueil.
TRANSPORTS AGGLOMÉRATION MONTPELLIER (TAM)
L‘agglomération de Montpellier sera sollicitée pour mettre en place un service complémentaire au service habituel de transport en commun afin de faciliter à tous des déplacements pendant la journée et, jusqu’à 2 h du matin sur les principaux axes desservants les lieux de spectacles de la ville. Par ailleurs, un abonnement hebdomadaire permettant une circulation illimitée sur le réseau sera demandé pour les détenteurs de la « carte artiste 2011 » ainsi que des cartes d’abonnement. Les vélomagg’s de la TAM pourront également être un agréable moyen d’aller de spectacles en spectacles.
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Aujourd’hui nous constatons que :
1. C’est toujours de haute lutte que nous obtenons les levées de réserves budgétaires qui doivent s’appliquer à l’ensemble des crédits du ministère de la Culture. Nous n’avons jamais ni calendrier ni modalités de mise en œuvre de ces dégels, ce qui handicape lourdement dans leur fonctionnement toutes les institutions, compagnies et associations qui travaillent en Languedoc-Roussillon et qui ont grandement participé a hisser cette région aux premiers rangs en termes de développement et de dynamisme. Ce sont plus de 35 000 personnes qui tirent leurs revenus d’une activité culturelle, soit 3,5% de la population active de la région.
2. Le ministère des Finances veut retirer 30 millions d’euros au seul secteur de la création dès 2011.
3. La RGPP2 - Révision Générale des Politiques Publiques - agit dans notre domaine de manière brutale. Elle affaiblit le ministère de la Culture, remettant en question ses missions essentielles de service public. Elle vise, sous couvert de modernité et d’efficacité, à restreindre fortement les capacités artistiques de toutes les s tructures culturelles. Alors que la culture représente à peine 1% du budget de l’Etat, les économies auront un impact ridicule sur la dépense, mais les conséquences sur la vie culturelle, la cohésion sociale et l’emploi seront catastrophiques.
4. La réforme des collectivités territoriales retire aux départements et aux régions la possibilité d’intervenir librement dans le domaine de l’art et de la culture, qu’ils financent aujourd’hui autant que l’État. D’ores et déjà, la suppression de la taxe professionnelle va obérer sinon empêcher le subventionnement de notre secteur par les départeme nts et les régions, puisqu’ils seront obligés de financer d’abord leurs compétences générales.
Avant même l’application de la réforme, des départements, grevés par des charges nouvelles non compensées par l’État sont en train de retirer près de 20% des sommes attribuées à l’art et à la culture.A court terme, cette réforme entraînera la disparition de nombreux festivals, lieux d’art et de spectacles et compagnies à Paris et en Régions.
5. Le Conseil de la c réation artistique, présidé par le Président de la République et animé par M.Karmitz, prétend exercer les prérogatives de la Direction de la création artistique du ministère de la Culture. Il contient en germe une « réforme » qui, à terme, désengagerait le Ministère dans le soutien aux créateurs et cautionne dès aujourd’hui la politique de démantèlement de l’art et de la culture.
Toutes ces attaques et ces restrictions budgétaires ont pour conséquence une précarité grandissante pour un grand nombre de métiers des arts et de la culture.
Nous qui cré ;ons, fabriquons, produisons, éditons, diffusons en région, qui amenons la culture dans les villages, les quartiers, les écoles, les bibliothèques, dans des salles et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons,qui organisons des festivals, des expositions, des projections, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public,
exigeons et affirmons l’urgence d’une loi d’orientation
et de programmation pour l’art et la culture.
Nous appelons les artistes, les personnels des structures artistiques et culturelles, les cadres territoriaux, les personnels du ministère de la Culture, des bibliothèques, des lieux d’art contemporains, des musées, les professionnels de l’audiovisuel public, de l’action culturelle, en particulier dans le cinéma, les enseignants des disciplines artistiques, les spectateurs, à nous rejoindre le 6 mai :
à Paris : Manifestation à 14H30, depuis le Cirque d’Hiver jusqu’au Centre Pompidou, via le Palais Royal ;
< span style="font-size : medium ;">En Languedoc Roussillon
Assemblée générale et conférence de presse
à la DRAC Languedoc Roussillon (5, rue Salle l’Evêque)
à Montpellier à 10h00.
PS : La lutte c’est aujourd’hui ! Demain, il sera trop tard !
Voir les Organisations signataires
Eva LOYER
— -
Secrétaire Générale URF Languedoc-Roussillon CGT Spectacle
Déléguée Régionale SYNPTAC-CGT
06 18 46 46 33
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Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n’avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d’entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête…
Les patrons ne connaissent pas la crise du disque
Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n’emploie qu’une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu’un peu plus de 60 millions d’euros de droits. C’est là que le bât blesse… "Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d’une échelle voisine ou supérieure, comme l’Adami ou la Spedidam", note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu’il rend à ses sociétaires. "J’ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?", s’insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l’une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque . C’est bien là le problème : comment les patrons de l’industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s’est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l’âge d’or est désormais plus que révolu ?
De ce point de vue, il n’est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s’élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient "rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure". Mais le rapport note que cette référence "n’a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits".
Les vacances en Guyane sur carte bancaire de la Sacem
L’examen approfondi des notes de frais des dirigeants de la Sacem révèle des abus non sanctionnés. Ainsi, en 2007, l’un des dirigeants (parti en 2008) avait pris ses aises avec la carte bancaire de la boîte : des repas seuls, des vacances en Guyane (entre le 27 décembre 2006 et le 6 janvier 2007), des frais de péage de week-end, 10.512 euros de "cadeaux"… La Commission souligne, avec euphémisme, que certaines de ces dépenses n’étaient sans doute pas effectuées dans l’intérêt de la société et n’ont pourtant fait l’objet d’aucun contrôle. "Elles n’ont pas été non plus de ce fait remboursées par l’intéressé", note, non sans ironie, le rapport.
Les dirigeants de la Sacem en prennent pour leur grade à propos des frais d’hôtel et de restaurant payés, pour l’essentiel, par carte bancaire. Les dirigeants "ne respectent guère la note interne relative" aux frais qui est pourtant assez généreuse : les cadres dirigeants doivent s’en tenir à des hôtels 3 étoiles, les repas à l’étranger ne doivent pas excéder 40 euros et pas plus de 70 euros par personne lorsqu’ils invitent. La Commission permanente n’a pas pu pousser plus loin ses investigations, car la Sacem ne dispose pas d’un suivi analytique des dépenses payées par carte. L’opacité "étonne" les rapporteurs…
Une rente assise sur un quasi-monopole
La situation est d’autant plus choquante que les artistes n’ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, "un quasi-monopole de fait sur le territoire national", note le rapport. Avec l’onctuosité qui sied au langage de la haute fonction publique, le rapport relève que "les rémunérations semblent, au moins pour quelques cas individuels, s’écarter notablement des normes de rémunération en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence".
Le rapport observe également de grandes disparités entre les salaires des dirigeants et les salariés de ces sociétés. Par exemple, à la Sacem, les six salariés les mieux payés ont vu leurs revenus croître de 10 % entre 2005 et 2008 quand le personnel s’est contenté de + 6,5 % en moyenne sur la période. La Sacem n’a pas justifié cette différence de traitement. Le rapport entre le salaire de Bernard Miyet et le salaire le plus bas de la Sacem est de "30 à 40", note encore le rapport. Pour une société qui emploie 1.450 salariés…
Moyenne des cinq principaux salaires annuels en euros / effectif salarié / montants des sommes perçues
SACEM : 363.908 euros / 1448 / 961,3 millions d’euros
SACD : 149.775 euros / 232 / 179,6 millions d’euros
SCAM : 142.521 euros / 81 / 74,1 millions d’euros
SPP : 135.465 / 39 / 61,1 millions d’euros
CFC : 110.200 euros / 44 / 43,7 millions d’euros
ADAMI : 107.300 euros / 74 / 53 millions d’euros
SPEDIDAM : 96.020 euros / 32 / 32,9 millions d’euros
PROCIREP : 84.273 euros / 18 / 31,6 millions d’euros
La Commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits est présidée par Bernard Menasseyre, président de chambre honoraire à la Cour des comptes. Elle comprend pour membres : François Lavondès, conseiller d’État honoraire ; Marie-Claude Duvernier, conseillère honoraire à la Cour de cassation ; Claude Rubinowicz, inspecteur général des finances ; Lé Nhat Binh, inspecteur général des affaires culturelles.
SOURCE Le Point.fr 18 avril 2010 Par Emmanuel Berretta
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Le régime de l’intermittence doit disparaitre selon le gouvernement français actuel. Ce régime laisse trop de liberté aux citoyens lambda ! Donc, il faut supprimer tout ce qui a été acquis de haute lutte comme les congés payés. L’ex-numéro 2 du Medef, Kessler, a bien dit : "nous voulons détruire le programme de Conseil National de la Résistance" !
A quand la Révolution ?!
Cet article de presse que je viens de lire est paru dans le Monde en février 2008. La dénonciation qui est faite sur la caisse des congés payés est, pour moi, le moyen de faire éclater un scandale financier pour supprimer cette caisse sociale spécifique aux intermittents. Des scandales financiers, il y en a tous les jours, notamment dans les institutions d’après-guerre. Qui a intérêt à ce que la caisse des congés spectacles disparaisse ? Certainement pas les salariéEs qui en bénéficient ! Quand je lis "ententes illicites avec les organisations patronales et certains syndicats de salariés", le journaliste met sur un pied d’égalité syndicats employeurs et syndicats salariés : tous pourris en quelque sorte. Les gens haut placés dans ces institutions dînent ensemble, couchent ensemble, et se partagent le magot en cachette. Il y a certainement des dysfonctionnements au sein de la caisse des congés spectacles mais pourquoi les supprimer alors qu’ils engraissent leurs dirigeants !
L’OCDE, L’OMC, le FMI,L’Europe et ses directives… que des institutions qui ont intérêts à maintenir cette état de choses et à précariser pour mieux soumettre la population à ces désirs de pouvoir et de richesse toujours plus grands. En attendant c’est toujours les mêmes qui trinquent et qui doivent travailler plus en se serrant la ceinture !
Claude Attia
http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/02/02/comment-les-intermittents-du-spectacle-ont-ete-leses-par-leur-caisse-professionnelle_1006696_3246.html
Voir en ligne : comment-les-intermittents-du-spectacle-ont-ete-leses-par-leur-caisse-professionnelle
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Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus territoriaux, refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours.
Le 19 décembre 2009, à l’initiative de Claude Bartolone, Président du Conseil général et Député de la Seine- Saint- Denis, en présence de Jack Ralite, Sénateur de la Seine-Saint -Denis, plus de 200 acteurs culturels du département se sont réunis pour lancer un appel national de mobilisation.
http://www.lacultureendanger.fr/
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Avignon, le 21 Novembre 2009 Cinéma Utopia Manutention (10h-17h)
Quel Contre-Forum pour quelles politiques culturelles d’avenir ?
Après une première édition assez ratée en Novembre 2008, mais au titre ronflant et sans ambiguïté (la Culture, facteur de croissance), le 2ème Davos de la Culture, récidive du 19 au 21 Novembre à Avignon, avec un titre cette fois-ci beaucoup plus flou (Les stratégies culturelles pour un nouveau monde).
Ne nous y trompons pas, derrière ce titre plus consensuel, de quoi débattront cette année encore les élites du business culturel européen ? De fiscalité, d’attractivité économique, de stratégies.
C’est dit en toutes lettres (et en sous titre) du programme des réjouissances du 2ème Forum de la Culture.
Bref, il sera question à nouveau de savoir comment la culture peut générer encore plus d’argent à l’heure de la crise, et le nouveau monde dont il est question ici, est, à n’en pas douter, le monde chimérique du capitalisme moralisé cher à Sarkozy et à son gouvernement godillot.
Pourtant, depuis novembre 2008, la situation de la Culture n’a cessé de continuer à s’aggraver en France. Les Entretiens de Valois ont accouché d’une souris en laissant croire à l’existence d’un dialogue social vidé de son sens.
Sarkozy s’est ouvertement moqué de sa propre ministre de la culture Christine Albanel, en annonçant en janvier 2009 devant un parterre de personnalités de la culture médusées, la création d’un Conseil pour la Création Artistique chargé de mettre de l’ordre dans les finances publiques et un bon coup de balai idéologique dans le petit microcosme culturel.
Présidé directement par Sarkozy, assisté de Martin Karmitz et de quelques autres grands patrons d’entreprises culturelles, cette instance supérieure, outre qu’elle sort du cadre de nos institutions en outrepassant les prérogatives du ministère en charge de la culture, préfigure clairement la fin de ce ministère.
Disparition que la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) a pratiquement entérinée au cours de l’été (avec la bénédiction du nouveau ministre de la culture Frédéric Mitterrand), avec la suppression de centaines de postes au ministère de la culture, et la restructuration de pans entiers du ministère.
Face à cette situation d’une gravité sans précédent pour l’existence de la Culture comme service public et comme droit fondamental dans notre pays, Sud Culture Solidaires propose d’organiser un 2ème Contre-Forum de la Culture pour débattre des politiques culturelles imaginables pour plus de démocratisation. Pour débattre d’une autre vision de la Culture ou l’humanisme, l’échange, le partage, la créativité et l’innovation seraient au cœur de la question culturelle.
Intervenant(e)s
* Alain Lefebvre (Professeur émérite à l’université de Toulouse Le Mirail, membre d’ATTAC) - « Marchandisation de la culture et créativité, ou quand la valeur d’échange supplante la valeur d’usage ».
* Jean Michel Lucas (Docteur en sciences économiques et maître de conférence à l’Université de Rennes 2) « Entre les productions culturelles rentables et les actions institutionnelles sous tutelle des collectivités et de l’état, comment développer une troisième voie : celle de l’économie créative solidaire ».
* Jean François Hersent (Secrétaire National de Sud Culture Solidaires) « De la culture de la marchandisation à la marchandisation de la culture, la lente dérive de la politique culturelle de l’Etat ».
* Irène Pereira (de la commission Précarité à Sud Culture Solidaires) « Le syndicat face à la précarisation des travailleurs de la Culture (l’exemple du groupe précarité du syndicat Sud Culture Solidaires) »
* Valérie de Saint Do (directrice adjointe de Cassandre-Horschamp) « La culture invisible et asphyxiée ou comment survivent sur le territoire des équipes artistiques et d’action culturelle menacées par les restrictions budgétaires et le désintérêt des médias ».
* Projection de courts métrages sélectionnés par Utopia et pique nique sur place (l’organisation offre boissons et pique nique)
Organisé par :
Sud Culture 84,
Sud Culture Solidaires,
AIP-PACA
et la revue Cassandre-Horschamp (avec le soutien de Solidaires 84 et du NPA 84)
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